dimanche 12 juillet 2009
mardi 26 mai 2009
- Oui , ben toi , tu es normal , on fait avec ce qu'on a.
"Tu me tues , tu me fais du bien"
lundi 2 mars 2009
semaine Lilloise
mardi 10 février 2009
C'est juste des jours où tout ça me manque, tellement, tellement... Souvent je deviens calme, mais le vrai calme, un peu comme la serénité. Plus de chaos dans ma tête, plus rien. Ca m'énerve, j'ai l'impression que c'est tout vide et que je deviens vide et que je finirai par vraiment me calmer, et que si je n'ai plus mes tas de conneries dans ma tête je ne sers plus à rien. C'est con de se dire ça alors que je ne servais déjà pas à grand-chose avant. Mais même. J'y tiens à mon bordel.
Et d'un seul coup tout revient, tout, sans prévenir. J'ai envie de détruire tout ce qui m'entoure, comme si d'un seul coup je me souvenais de tout comme si ça venait d'arriver. Je prends un plaisir particulier à faire mal autant que j'ai mal alors que c'est profondément désagréable. Je ne supporte plus les gens qui sont là, à attendre que je leur dise ce qu'ils voudraient entendre, à attendre quelque chose de moi, tout ce que je veux c'est leur prendre tout ce qu'ils peuvent me donner quand j'en ai envie et partir ensuite, ouais, disparaître. Je le fais, mais on me rattrape. Je fais mal mais les gens sont tellement pervers qu'ils en redemandent. J'en redonne parce que je suis pire qu'eux. Ca n'a plus rien d'agréable alors je ne prends plus rien. Je me déplace d'un point à un autre avec des gens dont j'oublie aussi vite le nom. Ca m'est égal. Peut-être ne leur ai-je même pas demandé. Je lis, autant que le temps me le permet, je voudrais toujours lire, me plonger dans des histoires, connaître tout du narrateur alors que les autres gens de l'histoire ne le connaissent pas, je voudrais que tout le monde sache combien j'en ai marre, combien j'ai peur, combien je me sens mal au milieu de tout ça, sans avoir à le dire et sans avoir à expliquer pourquoi. Je ne m'explique plus et ça en devient attrayant pour les autres, et plus je souhaite être seul, plus je le dis violemment, et plus on me colle, on me questionne, on veut comprendre. Comme c'est drôle. Comme je m'amuse de ce spectacle, comme j'aime raconter n'importe quoi puis expliquer que non c'est des conneries, puis dire quelque chose de vrai, et qu'on ne sache plus si je déconnais ou pas. J'aime brouiller, fuir, me laisser rattraper, fuir vraiment, et être seul après avoir bien foutu le bordel dans leur cerveau qui n'arriveront jamais à me suivre. J'aime me sentir au dessus de tout le monde alors que j'ai si peu d'estime pour moi-même, j'aime parce que ça personne ne le sait.
Je n'ai jamais eu autant conscience du mal que j'ai pu faire parce qu'aujourd'hui je subis la même chose, on me donne ce dont je n'ai plus besoin, je me détruis à le fuir, je me détruis à le prendre pour mieux cracher dessus ensuite lorsque subitement je prends conscience que ça m'encombre, que je n'en veux que lorsque ça m'arrange, je me détruis à faire mal, à voir ce que je deviens, et je ne me suis jamais senti aussi intouchable, désirable et invulnérable. Libre. Pas libéré mais libre. Quelque part j'ai toujours cette impression d'être seul, enfermé dans une façon de penser qui ne correspond pas à ce qui m'entoure, à ce que le monde d'aujourd'hui vit et propose... Je ne sais pas comment expliquer. Les préoccupations des autres ne sont pas les miennes, je ne souhaite plus qu'on me comprenne, c'est absurde de souhaiter une telle chose alors que je me sens profondément en marge de tout, je saisis que ce n'est la faute de personne, que je suis le seul à pouvoir encore faire quelque chose, décider, accepter, comprendre... Comprendre le reste du monde pour comprendre ce qui me dépasse tellement.
L'Homme m'intéresse, je le regarde, le cottoie, lui parle, essaie de le comprendre pour essayer de m'y retrouver, d'y trouver quelque chose de moi-même, et pourtant ça ne me sert à rien de le trouver. J'ai l'impression d'être toujours en quête de moi-même, d'un moi qui n'existe pas et je n'ai jamais été aussi conscient de cette inexistence, de ce néant de moi chez les autres, c'est comme si je n'existais que par fragments, un peu ici, un peu là, mais jamais je ne retrouve la dualité qu'il y a en moi. Finalement c'est parfaitement logique, je ne suis jamais moi-même, je cottoie beaucoup de personnes avec qui je passe si peu de temps, à rechercher en eux ce je ne sais quoi, et pour ça je ne dévoile que la dose nécessaire de moi-même pour faire parler, le reste, jamais personne ne le percevra.
dimanche 1 février 2009
mercredi 28 janvier 2009
vendredi 23 janvier 2009








